Une pause s’imposait, à mi-parcours de notre road trip armoricain. Peut-être pour ménager nos montures ; mais surtout pour dégourdir nos jambes. Et puis c’est l’avantage de séjourner deux nuits au même endroit, exceptionnellement. Nous pouvions abandonner nos bagages en sûreté le temps d’une petite randonnée, littorale. Ainsi notre amie (et accessoirement artiste ce qui ne gâche rien) Ann Bernachin, nous aura offert l’orientation en plus de l’hospitalité. Puisque c’est dans son sillage que nous sommes partis à la découverte de la fameuse côte des Abers.
Ici le Finistère se veut sauvage. En haut la végétation est abondante. En bas les vagues se ruent sur les rochers pour diffuser leurs embruns. Cependant ça et là, dans des échancrures de tailles variées, se dévoilent des plages confidentielles. De rares baigneurs ne manquent pas d’en profiter ; parfois en tenues d’Adam & Ève, craignant peu d’être dérangés au cours de leur natation. Finalement, après leur séance d’effort ils pourront s’offrir une session de réconfort. Pour peu qu’ils sachent, comme notre guide, comment rejoindre Le Chenal.
En jouissant d’une vue imprenable sur la mer Celtique, depuis la terrasse, nous y prîmes un goûter de sportifs. Composé d’une délicieuse bière ; et d’un succulent kouign-amann. A ce stade, une question me taraudait. Tout bien considéré, et notamment ses spécialités… La Bretagne, a-t-elle tant à envier à l’Irlande ?



























































