Ouvrir la voie.

Je me suis mis en tête de désherber l’allée du garage, aujourd’hui ; je pense que ça n’avait jamais été fait, ou alors y a longtemps…
Pas avec cette saloperie de Roundup, tu t’en doutes, mais à l’ancienne, tout à l’huile de coude.
D’autant qu’au stade où on était rendu, y avait même par endroit une vraie couche de terre à virer.
Bref.

Rapidement, je me suis retrouvé avec une douzaine de gosses dans les pattes, lesquels s’échangeaient spatules, brosses, balai…
J’aurais pu monter me chercher une bière, et les driver comme des stagiaires ; mais c’est pas ma façon de manager.
J’ai continué tête dans le guidon, pour montrer l’exemple, encore plus les motiver.
Une heure après c’était plié, le bordel débarrassé.

J’ai sorti la bécane parce qu’ils m’ont supplié, et qu’après ça je pouvais pas leur refuser.
J’ai fait un aller-retour sur le parking, ils me courraient tous derrière ; j’avais l’impression d’être Rocky qui traverse Philadelphie.
C’était un peu la fête des voisins avec vingt-quatre heures de retard.

Vivre ensemble, ça se peut, ça peut même être cool.
Les jeunes, y font des fois de travers, quand ils laissent des merdes sur le terrain j’ai envie de les tarter.
Mais quand je sors avec un sac, y en a qui viennent ramasser, un peu plus nombreux à chaque coup.
Y commencent à se fliquer un peu entre eux, à s’autodiscipliner.
L’espoir est permis.

P.S.:
J’apprends plus tard que mes mômes sont allés taper dans leurs tirelires, pour filer 50 cents à Quentin, clairement le plus zélé de la bande hier comme d’habitude.
Qui leur a dit que tout travail mérite salaire ?
C’est qu’ils me feraient passer pour un radin !

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